
Plongé dans l’analyse des matches de Copenhague, Stéphane Moreau peut presque devenir un spécialiste du football danois. L’entraîneur nantais n’a presque fait que ça de sa semaine. « J’ai regardé leurs derniers matches. Et on a réalisé un montage avec les extraits qu’on veut étudier pour les montrer à nos joueurs, avance t-il. On essaie de ressentir les profils, leurs particularités. » Il a son effectif, venant de trois groupes différents, entre les mains seulement depuis dimanche, cette analyse est un véritable contre-la-montre.
Voici ce qu’il faut savoir sur le FC Copenhague, futur adversaire du FC Nantes en quart de finale de la Youth League, ce mardi 12 mars (18 h).
Une quatrième édition plus réussie
Capitale danoise et un des emblèmes du football national (15 titres), la ville de Copenhague peine à briller sur l’échelle européenne. Même chez les jeunes qui ne sont qu’à leur quatrième apparition en Youth League. Mais cette année, c’est peut-être la bonne. En tout cas, la plus réussie jusque-là. Cette saison et pour la première fois de leur histoire, les Danois se sont frayés un chemin jusqu’aux quarts de finale.
Pour cela, ils sont passés par la phase de groupe, qu’ils ont dominé. Victorieux à quatre reprises, ils ont devancé le Bayern Munich (seule défaite, 2-1), Galatasaray et Manchester United (seul match nul, 2-2).
Un jeu offensif clinique, Amin Chiaka finit
Pour réussir à s’imposer face aux Allemands de Munich, autres quarts de finalistes, et les Slovaques de Žilina lors des huitièmes, Copenhague s’est reposé sur son attaque, force principale de cette équipe. « Ils se créent beaucoup d’occasions et sont très cliniques devant le but », raconte Mathias Aw journaliste à Copenhagen Sundays. Avec 18 réalisations et une différence de buts de 11 points lors de la phase de groupe, les Copenhagois forment la deuxième équipe la plus offensive de la compétition (19 buts au total). À titre de comparaison, le FC Nantes n’est qu’à six unités avec un match en moins au compteur. « C’est du Scandinave. C’est rigoureux, organisé, structuré, lâche Stéphane Moreau, l’entraîneur nantais. Antonin Bardin, co-gérant du site Nordisk Football ajoute : « C’est l’équipe type des pays nordiques : il y a beaucoup de courses à haute intensité, ils sont bons et rapides dans les transitions. »
Et au bout, Amin Chiaka trouve la bonne récompense. Avec six buts à son compteur, cet attaquant d’1,91 m est l’actuel meilleur buteur de l’édition en cours. « C’est un attaquant de premier plan. Du haut de ses 18 ans dans quelques jours, il est un très bon finisseur avec une force incroyable. En plus de ça, il peut sauter plus haut que la plupart des joueurs, et même son jeu de conservation est très bon », complète le journaliste danois de Copenhagen Sundays à son sujet. Comme le relève Antonin Bardin, les « possibilités offensives sont nombreuses » avec ce type de joueur.
La formation danoise en Ligue des champions
Comme la majorité de ses partenaires, Amin Chiaka a débuté sa formation au club. « Il a la double nationalité : danoise et algérienne. L’Algérie aurait voulu qu’il vienne se former au pays, mais il aurait refusé parce qu’aucun club algérien ne comptait sur lui au départ », raconte le suiveur du football danois et norvégien pour Nordisk Football. Il s’est alors plongé dans l’engrenage de la formation scandinave. « Souvent dans ces pays nordiques, les moyens financiers sont bien inférieurs à ceux du Top 5. Sans argent, ils essayent de compenser ce manque avec leur formation. Donc elle prend une belle place dans ce club. » Les primes obtenues au cours des saisons, comme celles de la Youth League, sont souvent réinvesties dans le centre de formation.
Le travail de formation paye avec certains joueurs promus en équipe première. C’est le cas cette saison avec Victor Froholdt, qui a débuté l’aventure en Youth League avant de monter chez les « grands ». Il a alors rejoint Oscar Højlund (19 ans) et Jelert (20 ans), venant tous les deux de la formation copenhagoise. Ils ont tous les trois disputé le huitième de finale de Ligue des champions face à Manchester City, le 6 mars, dont deux en tant que titulaire.
Un Titi parisien dans ses rangs
Entre tous les Danois, un Islandais, et un Suédois, un visage plus familier aux championnats français a réussi à faire sa place. C’est celui de Queyrell Tchicamboud. L’ailier gauche a été formé au Paris SG, avant de s’en aller à Copenhague en septembre 2023. Il était en manque de temps de jeu dans la capitale française, alors qu’il a disputé sept matches avec l’équipe de France U17. « Queyrell Tchicamboud et les deux joueurs nés en 2007, Oliver Højer et Hunor Németh, ont bien performé lors du tournoi au Maroc », admet Mathias Aw de CopenhagenSundays.
Avec les U19 du FC Copenhague, le Titi parisien a atteint la finale d’un tournoi amical U19, perdue face à l’Ajax Amsterdam, le 23 février. Liverpool, Séville, Flamengo (Brésil) étaient aussi présents. Le journaliste danois conclut : « Copenhague était concentré sur le match de Youth League face à Žilina (huitième de finale remporté aux TAB), c’est pourquoi le staff n’a pas aligné la meilleure équipe en finale. Elle venait d’enchaîner plusieurs matches lors de ce tournoi. Sinon, je pense qu’ils auraient pu gagner. »
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